Chacun est un point dans le temps, sur un point d'eau donné : ils se lisent l'un après l'autre, jamais moyennés — une moyenne de bulletins n'a ni date ni grille, et ne peut donc être notée contre aucune.
Commune · INSEE 08435 · prélèvement du 26 septembre 2025
Tagnon
Ardennes · réseau TAGNON PERTHES (100 %)
- Gestionnaire
- S77 COM DE COMMUNES JUNIVILLE
- Distributeur
- COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU RETHÉLOIS
- Ressource
- LIVRAISON-TAGNON
- Prélèvement
- Panel
- 277 paramètres · ciblé · complet
Ce que dit ce bulletin
3 dépassements de limite de qualité, à la date du prélèvement
Le verdict est rendu contre la grille en vigueur le jour du prélèvement : un reclassement n'est pas rétroactif. Lecture faite sur 254 paramètres notés parmi les 277 mesurés, soit 92 % du bulletin.
Le réétalonnage
Une mesure, deux verdicts opposés, une seule eau
Sur chaque piste : la limite en vigueur en 2016, celle qui s'applique aujourd'hui, et la mesure entre les deux.
Au-dessus de la limite de 0,1 µg/L en vigueur en 2016, sous celle de 0,9 µg/L appliquée aujourd'hui.
Déplacement daté : la même valeur, la veille, n'était pas conforme.Ce qui dépasse
Trois mesures au-dessus de leur seuil
Le trait sur chaque jauge marque le seuil applicable le jour du prélèvement. La barre le franchit d'autant plus qu'elle en est loin.
La règle en vigueur le jour du prélèvement est celle contre laquelle la mesure est notée — un reclassement n'est pas rétroactif.
La règle en vigueur le jour du prélèvement est celle contre laquelle la mesure est notée — un reclassement n'est pas rétroactif.
La règle en vigueur le jour du prélèvement est celle contre laquelle la mesure est notée — un reclassement n'est pas rétroactif.
La double lecture
Le même prélèvement, noté deux fois
Lecture officielle — telle qu'elle a été rendue
Non conforme aux limites de qualité (santé) et conforme aux références de qualitéEau d’alimentation non conforme à la limite de qualité réglementaire pour les paramètres…
« Eau d’alimentation non conforme à la limite de qualité réglementaire pour les paramètres chloridazone desphenyl, chloridazone methyl-desphenyl, et en concentrations cumulées mais sans dépasser les valeurs dérogatoires. L’eau peut être consommée par tous. Un contrôle renforcé est en place et des actions sont à engager par l’exp loitant pour restaurer la qualité de l’eau. Les résultats révèlent une eau agressive sur le plan chimique. La teneur en nitrates est conforme à la limite de qualité de 50 mg/L. Toutefois, compte tenu de la valeur importante relevée, il convient de maintenir une vigilance particulière vis-à-vis de ce paramètre. » — conclusion sanitaire telle que rendue par l'ARS. Bactériologie : Conforme. Limites de qualité (santé) : Dérogation. Références de qualité : Non conforme.
Lecture datée — grilles 2016, 2026, et la plus stricte identifiée
3 limites de qualité, à la date du prélèvement · 1 bascule · 2 indéterminésMais 1 mesure aurait dépassé la limite en vigueur en 2016
Chaque mesure est comparée au seuil en vigueur le 26 septembre 2025, puis à celui de 2016 et au repère le plus protecteur identifié. Lecture faite sur 254 paramètres notés parmi les 277 mesurés, soit 92 % du bulletin. Les 23 autres n'ont aucun seuil de comparaison, ni au référentiel ni dans la limite déclarée par la source.
Ce qu'il y a dans cette eau
Ce qu'on a trouvé dans cette eau
Chaque valeur est comparée au seuil qui s'appliquait le jour du prélèvement, et non à celui d'aujourd'hui.
Pesticides — somme déclarée par le laboratoire
1,008 µg/Lau-dessus du seuil applicablelimite 0,5 µg/L
Le total que le laboratoire inscrit sur le bulletin, et sur lequel porte la limite opposable de 0,5 µg/L. Son périmètre est celui de la réglementation du jour : une substance reclassée en référence de qualité en sort, et cesse d'y compter. Chaque substance reste par ailleurs limitée à 0,1 µg/L — une eau peut donc rester conforme au total tout en accumulant des molécules sous leur seuil individuel.
Pesticides — somme réellement présente
1,49 µg/LLa même addition, refaite sur TOUTES les substances quantifiées des familles pesticide et métabolite, sans regarder si chacune est encore opposable. Elle comprend donc ce que le périmètre réglementaire a laissé sortir. Elle ne se compare à aucune limite : aucune ne porte sur cet ensemble. C'est un plancher — ce qui n'a pas été quantifié y compte pour zéro, ce qu'il n'est pas.
Charge de synthèse cumulée
1,95 µg/LPlus large encore : toutes les substances de synthèse quantifiées — pesticides, métabolites, PFAS et composés organiques. Elle ne se compare à aucune limite non plus, et ne se confond pas avec les deux sommes ci-dessus : trois périmètres différents répondent à trois questions différentes. Plancher lui aussi, pour la même raison.
Substances de synthèse quantifiées
12sur 277 paramètres recherchésNombre de pesticides, métabolites, PFAS et composés organiques effectivement mesurés au-dessus de la limite de quantification. Ce compte dépend de ce que le laboratoire a cherché : il se lit avec l'effort de recherche, jamais seul.
PFAS — somme de 20
non recherchénon recherchéce paramètre ne figure pas dans ce bulletin
Les « polluants éternels » : composés fluorés qui ne se dégradent pas dans l'environnement. La somme de 20 est la valeur réglementaire européenne. Un bulletin qui ne les cherche pas n'en montre aucun.
PFAS — somme de 4
non recherchénon recherchéce paramètre ne figure pas dans ce bulletin
Les quatre PFAS les mieux documentés. Aucune limite réglementaire française ne porte sur ce total, le repère le plus strict au monde est danois, à 0,002 µg/L. Les laboratoires quantifient rarement en dessous de 0,004 : le résultat est alors indéterminé, jamais conforme.
Nitrates
46,2 mg/Llimite 50 mg/L · repère le plus strict 10
Limite de qualité à 50 mg/L. Le repère de 10 mg/L n'est pas une limite réglementaire : c'est la valeur en dessous de laquelle l'eau est considérée comme appropriée pour la préparation des biberons.
Sous-produits de chloration
3,8 µg/Llimite 100 µg/L · repère le plus strict 25
Formés par la réaction du chlore de désinfection avec la matière organique de l'eau. Limite à 100 µg/L, le repère le plus strict retenu ici est de 25. Ils ne viennent pas de la ressource mais du traitement qui la rend potable.
Effet cocktail — indice de danger
10,85Somme des rapports concentration/seuil des seules substances de synthèse. C'est un raisonnement destiné à classer des bulletins entre eux, jamais une mesure de risque sanitaire ni un verdict de potabilité. La réglementation note chaque substance séparément, le corps boit le mélange.
Le caractère de la ressource
Quelle eau c'est
Ces paramètres ne décrivent pas une pollution : ils décrivent le caractère de la ressource. Ils sortent de leur plage sans que rien ne soit « dépassé » au sens sanitaire.
pH
7,3 unité pHréférence 6,5 à 9 unité pH
Acidité de l'eau. La référence de qualité l'encadre entre 6,5 et 9. Une eau trop acide est dite agressive : elle dissout les matériaux du réseau qu'elle traverse, et ce qu'elle en dissout se retrouve au robinet.
Conductivité à 25 °C
605 µS/cmréférence 200 à 1100 µS/cm
Mesure indirecte de la minéralisation totale : plus l'eau contient de sels dissous, mieux elle conduit. C'est le meilleur substitut disponible au résidu sec, que le contrôle sanitaire ne mesure pas.
Dureté (titre hydrotimétrique)
28,6 °fTeneur en calcium et magnésium, en degrés français. Aucune valeur réglementaire : ce n'est pas un enjeu sanitaire. Une eau douce est en revanche plus agressive pour les canalisations.
Carbone organique total
0,46 mg(C)/Llimite 2 mg(C)/L
Matière organique dissoute. Référence de qualité à 2 mg/L. Elle n'est pas dangereuse en soi, mais c'est elle qui réagit avec le chlore pour former les sous-produits de chloration.
Turbidité
< 0,3 NFUsous la limite de quantificationseuil à vérifierlimite 1 NFU · repère le plus strict 0,5
Présence de particules en suspension. Indicateur de bon fonctionnement du traitement plus que de qualité de la ressource.
Chlore libre
0,17 mg(Cl2)/LReliquat de désinfection au moment du prélèvement. Aucune limite de qualité : sa présence atteste que le réseau est protégé, son absence n'est pas en soi un défaut.
Ce que vaut cette lecture
Ce que vaut cette lecture
Sans ces trois nombres, aucun des précédents ne peut être comparé à ceux d'une autre commune.
Effort de recherche
277 paramètresNombre de paramètres réellement recherchés. Ce n'est pas un indicateur de qualité de l'eau mais de transparence, et il se lit à l'envers : une eau correcte sur 200 paramètres est une information plus faible qu'une eau moyenne sur 700.
Couverture de l'analyse
92 %Part des paramètres mesurés qui ont pu être comparés à un seuil. Le reste existe en base et ne pèse sur aucun verdict : c'est le dénominateur de toute affirmation de conformité.
Indéterminés (repère le plus strict)
2Paramètres pour lesquels la limite de quantification du laboratoire se situe au-dessus du repère le plus protecteur identifié — souvent étranger, comme le seuil danois de 0,002 µg/L sur les PFAS. On ne peut pas affirmer que ce repère est tenu, seulement qu'on ne sait pas. Un indéterminé n'est jamais un conforme.
Hors de portée du laboratoire
7,87 ‰Part de l'analyse qui ne peut pas conclure : paramètres non quantifiés dont la limite de quantification se situe au-dessus de la limite réglementaire elle-même. Sous cette valeur le laboratoire ne voit rien, là précisément où la conformité se joue. Ce taux conditionne toute comparaison entre communes au même titre que l'effort de recherche — et une limite de quantification élevée est une capacité d'instrument, jamais une négligence.
Repères « nourrissons »
Ces valeurs ne sont pas des limites au robinet
Ce sont les repères que doit respecter une eau embouteillée pour porter la mention « convient à l'alimentation des nourrissons » (arrêté du 14 mars 2007). Une eau parfaitement conforme peut se situer au-dessus : cela ne la rend pas non conforme, cela dit seulement qu'elle ne serait pas vendue sous cette mention.
Nitrates (en NO3)
46,2 mg/LConforme au robinet, au-dessus du repère nourrissons — ce qui n'est pas une non-conformité.
Magnésium
3,2 mg(Mg)/LSous le repère nourrissons comme sous la limite au robinet.
Sulfates
8,7 mg/LSous le repère nourrissons comme sous la limite au robinet.
Nitrites (en NO2)
< 0,01 mg/LSous le repère nourrissons comme sous la limite au robinet.
Le périmètre de la somme
Sur ce prélèvement, la question n'a pas été posée.
La recherche des PFAS est une obligation récente : beaucoup de bulletins n'en portent aucun. Ceux-là ne doivent pas ressembler à une eau propre — ne pas avoir cherché n'est pas un résultat.
Aucun PFAS n'a été recherché sur ce prélèvement. Ce n'est pas un résultat : c'est une absence de recherche. Rien ici ne dit qu'il y en a, rien ne dit qu'il n'y en a pas.
Les trois registres
Trois listes qui ne disent pas la même chose et ne se remplacent pas
Un statut réglementaire, une suspicion de la littérature et une absence d'instruction sont trois faits distincts. Les fondre en un seul chiffre serait la seule manière de se tromper à coup sûr.
Avérés au sens réglementaire
Reconnus comme perturbateurs endocriniens par le droit européen.
- Aucune substance quantifiée dans ce registre
Suspectés par la littérature
Des travaux publiés le rapportent, sans reconnaissance réglementaire.
- Atrazine déséthyl 0,035 µg/L
- Atrazine 0,027 µg/L
Statut non documenté
Quantifiés dans cette eau, sans statut établi dans l'un ou l'autre registre. Ce n'est pas un blanc-seing : c'est une absence d'instruction.
- Chloridazone desphényl 0,676 µg/L
- Chlorothalonil R471811 0,485 µg/L
- Chloridazone méthyl desphényl 0,158 µg/L
- Atrazine déséthyl déisopropyl 0,032 µg/L
- Chlorothalonil R417888 0,027 µg/L
- Hexazinone 0,021 µg/L
- Oxadixyl 0,017 µg/L
- Ethidimuron 0,009 µg/L
- Métolachlore 0,006 µg/L
Ce que le laboratoire ne pouvait pas voir
Deux paramètres cherchés avec un instrument qui ne peut pas conclure
La limite de quantification du laboratoire se situe au-dessus du seuil de comparaison. Ce n'est ni un conforme, ni un dépassement.
LQ 0,5 µg/L, soit 5 × la limite de 0,1 µg/L. Sous cette valeur, l'analyse ne voit rien : on ne peut pas dire que le seuil est respecté, seulement qu'on ne sait pas.
Comparaison faite sur 24498 bulletins, 29 départements — la plus fine identifiée, pas la plus fine possible.
LQ 0,5 µg/L, soit 5 × la limite de 0,1 µg/L. Sous cette valeur, l'analyse ne voit rien : on ne peut pas dire que le seuil est respecté, seulement qu'on ne sait pas.
Comparaison faite sur 21811 bulletins, 27 départements — la plus fine identifiée, pas la plus fine possible.
Le cumul
10,85 — et voici les six mesures qui y pèsent le plus
Indice de danger calculé sur 12 substances de synthèse. Ce n'est pas une estimation de risque sanitaire et il ne vaut pas verdict de potabilité : il sert à classer des bulletins entre eux. Les deux indices ci-dessous obéissent à la même règle.
Afficher les 6 autres substances qui composent l'indice
Contre la grille de 2016, les mêmes mesures donnent un indice de 15,16 sur 12 substances — 1,4 fois l'indice à la date. L'eau n'a pas changé : les limites, si.
À lire avec sa réserve. 5 des 12 substances qui composent cet indice 2016 sont des métabolites, dont la limite de 2016 est extrapolée d'une instruction de décembre 2020. L'appliquer à un prélèvement d'avant cette date est un raisonnement défendable, pas la lecture d'un texte de l'époque.
L'analyse
Le bulletin officiel, ligne à ligne
▶ Tous les paramètres du prélèvement
| Paramètre | Valeur mesurée | Seuil applicable à la date | État |
|---|